jeudi 13 novembre 2008

La Spiritualité Cathare ~ "Au cap de sept cents ans, le laurier refleurira"



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Sept siècles ont passé depuis l'éxécution de Guillaume Bélibaste, dernier "Parfait" Cathare à mourir sur un bûcher, dans les Corbières en l'an 1321 :


" Al cap des sei cens ans verdegeo le laurel "
(Au cap de sept cents ans, le laurier refleurira)


Résurgence d'une nouvelle spiritualité ? Les Cathares, à ce sujet, nous ont laissé la vision prophétique suivante pour les temps à venir :


Elle n’a pas de structure,
seulement de la compréhension.

Elle n’a pas de membres,
sauf ceux qui savent qu’ils en font partie.

Elle n’a pas de rivaux,
car elle ne nourrit pas d’esprit de compétition.

Elle n’a pas d’ambition,
elle ne cherche qu’à servir.

Elle ne connaît pas de frontières,
car les nationalismes sont dépourvus d’amour.

Elle n’est rien en elle-même,
car elle cherche à enrichir tous les groupes et toutes les religions.

Elle n’a pas de secret, pas d’arcane, pas d’initiation
si ce n’est la vraie compréhension du pouvoir de l’amour
et que, si on le veut, le monde changera,
mais seulement si on se change soi-même d’abord.

Elle reconnaît tous les grands enseignants de tous les âges
qui ont manifesté la vérité de l’amour.

Ses participants pratiqueront
la vérité de l’amour de tout leur être.

Elle ne cherche pas à enseigner mais à être,
et par cet état d’être, à enrichir.

Elle reconnaît la planète entière comme étant un Etre
dont nous sommes tous une partie.

Elle reconnaît que le temps est venu
pour la suprême transmutation,
l’acte alchimique ultime du changement
conscient de l’ego du monde
dans un retour volontaire dans le Tout.

Elle ne se proclame pas à haute voix
mais dans les sphères subtiles de l’amour.

Elle salue tous ceux qui dans le passé
ont montré la voie et en ont payé le prix.

Ses membres se reconnaîtront par leurs œuvres et leur être,
et par leurs yeux, et par aucun autre signe extérieur
qu’une accolade fraternelle.

Ses membres consacreront leurs vies
à l’amour silencieux de leur prochain,
leur environnement et la planète,
tout en accomplissant leur tâche,
si exaltée ou humble soit-elle.

Elle reconnaît la suprématie de la Grande Idée
qui ne peut être accomplie
que si la race humaine pratique l’amour.

Elle n’a pas de récompense à offrir
ni ici ni dans l’au-delà,
si ce n’est la joie ineffable d’être et d’aimer.

Ses membres chercheront à faire avancer
la cause de la compréhension,
faisant le bien en restant dans l’ombre,
et enseignant seulement par l’exemple.

Ses membres guériront leur prochain,
leur communauté et notre planète.
Ses membres ne connaîtront aucune peur et point de honte,
et leur connaissance l’emportera envers et contre tout.

Tous ceux qui en font partie appartiennent
à l’Eglise de l’Amour.


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LES CATHARES ~ une histoire douleureuse




Dés le Xème siècle, un courant de pensée, qualifié d'hérésie par l'Eglise romaine, se répand à travers l'Europe ; le Catharisme est le représentant d'une conception spirituelle que l'Eglise souhaitait étouffer car différente de celle qu'elle prônait.

Au XIIème siècle, les templiers et les cathares connaissent le secret de Jésus en ayant accès à des documents secrets. Pour les Cathares, le Christ est l'entité cosmique, le Christ solaire et non point le Christ historique. Il n'avait pas pris en fait un corps physique : Il n'était venu qu'en apparence. Les cathares refusaient donc de vénérer le crucifix dans laquelle ils ne voient qu'un instrument de supplice et de torture. Ils réfutent la menace du châtiment éternel que brandit l'Église. Ils dénoncent dans l'Enfer une simple invention de l'Église pour intimider ses ouailles. Ils rejettent le baptême, qui ne permet pas de choisir sa foi librement.

Le mot Catharisme est dérivé du mot grec Kataros qui signifie "pur".
Les cathares se considéraient comme frères, pratiquaient la charité et cherchaient ardemment la vérité, la simplicité et la vie pure.

"La croyance des Cathares se résume au constat suivant :

Dieu ne peut être responsable du mal. Dieu a créé le monde spirituel, qui est bon, tandis que le monde matériel est l’oeuvre d’un mauvais Dieu.

La doctrine cathare est donc manichéenne, mais cependant, si la dualité de l’esprit et de la matière représentent l’opposition bien/mal, les forces n’en sont pas équilibrées puisque l’esprit est éternel tandis que la matière est périssable.

Le salut de l’homme réside dans la remontée de l’esprit, enfin libéré de la matière, qui n’aura lieu qu’au terme de plusieurs vies successives au cours desquelles il est censé s’améliorer. Pour les cathares, le Malin, et non l’homme, est responsable de la chute originelle. L’homme ne doit donc pas être puni, mais plutôt guidé vers le détachement du monde matériel."

Maryse Rouy, Les bourgeois de Minerve



Vrai Dieu et Démiurge (vraie et fausse Lumière) :

« Le véritable choix n’est pas entre le Bien et le Mal mais entre la Vérité et le mensonge. »

« Depuis que nous avons appris à connaître le vrai Dieu (le « Dieu séparé », étranger au monde, par opposition à Jehovah, le Démiurge de l’Ancien Testament) et la doctrine sacrée, nous connaissons la doctrine des trois temps. [...] Nous savons ce qu’il est dit qui fut avant qu’il y eût terre et ciel ; nous savons pourquoi Dieu et Satan combattirent, comment la Lumière et l’Obscurité se mélangèrent et qui créa, dit-on, la terre et le ciel ; nous savons en outre pourquoi, finalement, la terre et le ciel passeront, et comment la Lumière et l’Obscurité seront séparées l’une de l’autre, et ce qui arrivera par la suite »

L'Eglise a lancé contre les Cathares une croisade : 20 000 personnes ont été assassinées dans la cité de Béziers seulement. On dit qu'interrogé sur la manière de reconnaître les hérétiques des catholiques, l'inquisiteur aurait répondu :

"Tuez les tous ! Dieu reconnaitra les siens"

(Cette phrase aurait été prononcée lors du terrible massacre de Béziers dirigé contre la religion cathare en 1209. Parfois attribué à Simon de Montfort, elle aurait en fait été prononcée par Arnaud Amalric, légat du pape chargé de réprimer l'hérésie Cathare.)

"c'est par l'esprit et par la connaissance, que l'homme arrivera finalement à la lumière, à la liberté, et sera ainsi sauvé."

Les Cathares ont été massacrés parce qu'ils travaillaient de tout leur être à s'élever spirituellement.


Sources :
http://www.chemins-cathares.eu
http://mariegalatee.typepad.com/astrologie_et_histoire/2005/10/les_catathres.html
Textes extraits de divers ouvrages via http://www.infomysteres.com/histoire/
Magazine, Le Monde Inconnu, No 44, 11/1983, Les Cathares
Magazine, Le Monde Inconnu, No 109, 10/1989, Aspect intérieur du catharisme
Livre, l'Histoire secrète du Monde, un fil d'Ariane, Laura Knight-Jadczyk


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Souvent je me demande si mon âme, lors de vies antérieures, ne se serait pas incarnée dans le corps d'un homme ou d'une femme jugé(e) comme hérétique du temps de l'Inquisition tellement ces sujets me touchent et me révoltent à la fois par les injustifiables et cruelles persécutions qu'ont enduré ces gens dont la seule faute était de ne pas suivre le sacro-saint dogme établi.

Parfois je me dis que cette inquisition existe toujours mais sous une forme déguisée ; les gens qui font preuve d'une ouverture, d'une indépendance d'esprit et qui tentent d'élaborer des théories ou croyances autres que celles qui ont cours sont facilement taxés d'illuminés ou considérés comme faisant partie d'une secte qu'il faut rapidement museler ou éradiquer, surtout quand ces derniers s'approchent un peu trop près de LA VERITE.



"les théories improbables d'hier
sont souvent devenues les vérités du lendemain."


9 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour Lola,
je n'ai pas encore eu le temps de papoter un peu avec toi, c'est bien dommage!
Je continues de te lire et je trouve ton travail magnifique.
Merci pour tout,
Namastê,Ana
Faro, Portugal

Lola a dit…

Bom Dia Ana ;o)

Un grand merci pour ces mots, et de tes visites sur mon blog.

J'espère également avoir le plaisir, tôt ou tard, d'échanger quelques idées avec toi...

Bien sincèrement.

@ bientôt, Lola

PATRICK a dit…

Tout commença par un rêve... Un rêve, ou devrais-je plutôt dire une réalité, tant mes sensations physiques et psychiques étaient présentes. Je rêvait mais mes sens étaient affutés comme jamais.Et à mon réveil, je fus tant troublé que je mis longtemps à m'en remettre et ne retrouva pas le sommeil tout le reste de cette inoubliable nuit. J'avais 16 ans. Curieusement, je m'aperçus alors que ce n'était pas la première fois que je vivait ce genre d'évènement, mais que les fois passées m'avaient été enlevées, comme effacées de ma mémoire pour m'être mieux révélées quand cela serait le plus propice. Cependant, les fois précédentes, cela ne se passait pas de la même manière. C'est à l'unique occasion de poussées de fièvre délirantes que m'était donné d'entrevoir une petite partie de mes souvenirs. Je me souviens que ma mère était souvent troublée le lendemain quand elle m'expliquait des choses que je qualifiait alors de curiosités sans queue ni tête, a savoir les choses qui sortaient de ma bouche alors que je n'étais qu'a demi conscient. Je parlais de sphères gigantesques, et d'une voix rassurante auprès de moi, un guide me procurant un grand bien être, puis d'une lumière blanchâtre, d'une atmosphère épaisse, palpable, de vastes étendues d'eau toutes autour de moi et dans lesquelles je baignais en tentant de m'en sortir avec peine et une grande sensation d'étouffement et cette fois ci de mal être le plus total. Mais je parlais aussi, aux dires de ma mère, dans une langue inconnue et incompréhensible en essayant de lui faire comprendre quelque chose de primordial tant j'insistais en lui serrant très fort ses deux bras ... Tout cela est très flou dans ma mémoire, comme un film ou les scènes seraient entrecoupées de blanc incompréhensibles.
Mais ce rêve était le facteur déclenchant d'un début de compréhension comme si il était le lien me permettant de recoller bout à bout les morceaux emprisonnés au fond de moi. Selon ma compréhension de mon rêve et due aux souvenirs précis, cette fois, m'ayant été accordés, j'ai la sensation que les sphères étaient une représentation d'un état métaphysique en un lieu hors du temps et que la voix bienfaisante à mes côtés était là pour me rassurer, m'expliquer, et surtout me convaincre. Me convaincre d'y retourner afin que je finisse le cycle. Je voyais la terre en la surplombant et chose curieuse et difficilement retranscriptible avec des mots,je voyait, ou plutôt j'étais ? les êtres s'y trouvant. Je les ressentais, les écoutais, comme si j'avais moi même été dans chaque être sur cette planète. Quelle sensation étrange à bien y réfléchir. Une omniprésence à la fois grisante mais aussi dérangeante tant je pouvais ressentir en mon être la douleur, le malheur, le désespoir, l'amour mais aussi et surtout la haine et la colère. Je sentais le monde se débattre comme je me débattais moi même pour ne pas y retourner. Car ce que je voyais alors, en bas, ce que je sentais et qui m'horrifiais plus que tout, c'était la mort. Et de dire à mon guide que je ne voulais pas y retourner, car en les montrant, j'affirmais qu'ils se croyaient tous en vie alors qu'ils étaient morts !
Mais je n'ai pas eu le dernier mot et je fus alors projeté dans cet océan laiteux, au beau milieu des eaux, et je nageais longtemps pour trouver une issue dans le plus grand désarroi, et là je pressentais alors que ma vie était réellement en danger et je luttais de toutes mes forces pour ne pas la perdre. Quand finalement je vis une fenêtre au loin. Me dirigeant dans sa direction, j'attrapais alors avec détermination la poignée pendant des heures interminables pour tenter de l'ouvrir. Quand tout à coup, la poignée céda et s'ouvrant en grand, la fenêtre laissa sortir les eaux dans un vacarme épouvantable et je fus entrainé avec elles. Et c'est alors que j'eus très froid et très mal dans tout mon corps tant et si bien que je ne pus réprimer un hurlement de douleur...
Je pense aujourd'hui que ce rêve est la retranscription de mon vécu avant, pendant et après ma naissance. Si cela est vrai, si je ne me trompe pas, alors il apporte la réponse à bien des questions, une explication à bien des phénomènes, et l'assurance que les nobles parfaits ne se trompaient guère dans leurs certitudes. Ce n'est que beaucoup plus tard, en me documentant sur les Cathares, que je compris alors que je fus toute ma vie, de part mes croyances les plus profondes et naturelles, un Cathare sans le savoir...
Mais aussi, ce rêve déclencha en moi une série d'électrochocs qui m'incitèrent à m'intéresser à d'autres choses, à m'ouvrir et me préparer à une autre vision de la vie.
Et ce rêve en déclencha un autre, comme si en arrivant il avait fait sauter un verrou. Mais cela est une autre histoire ...
pat.qtn@gmail.com

Lola a dit…

Merci Patrick de nous faire partager votre expérience...

Quel profond et troublant rêve....mais également un magnifique voyage dans le monde spirituel, lieu de la véritable demeure de l'âme qui vous a laissé entrevoir l'être véritable que vous êtes.

Au plaisir de continuer à vous lire...n'hésitez pas à me contacter par mail, je serai ravie d'échanger quelques idées avec vous.


Lola

mariam a dit…

Patrick, si vous le ressentez par vos rêves, vous avez pu vivre à l'époque des Cathares, et subi sans doute la tragédie...

La si belle ville de Carcassonne me donne toujours le frisson...

Simon de Montfort, tu n'as pas encore fini de payer pour l'horreur dont tu t'es rendu coupable...

azur a dit…

On ne devient pas cathare, on nait cathare, on le ressent au fond de soi, on le sait dans son âme, et surtout, on se souvient...

La plupart d'entre nous ont fait le choix de revenir 800 après (700 après Guilhem), avec la même mission. Et les mêmes souvenirs communs. Nous sommes plusieurs déjà à s'être retrouvés et à partager des souvenirs communs, ce qui peut paraitre surréaliste... On ne voit plus la vie de la même façon quand ça arrive !

Si vous avez été cathare, vous pouvez vous aussi vous souvenir. Et ce qui remontera à la surface, ce n'est pas la violence, ni la haine, car les Bons Chrétiens pardonnent. Non, ce dont on se souvient avant tout, c'est de notre Foi et de notre Amour. Les Martyrs de Montségur -dont je fais partie- se souviennent surtout de ce qu'ils chantaient en montant de plein gré sur le bûcher. Préférer les flammes plutôt que de renier sa Foi. Et savoir qu'un jour, on reviendrait, et que ce jour, nous ne serions plus des hérétiques.

C'est en partageant nos souvenirs qu'on se rend compte que cela ne relève pas du possible mais du réel. Et alors, la vie n'a plus la même couleur...

lojong a dit…

Bonjour mes freres et soeur, Moi aussi j' ai été Cathare, je le sais, je le sens, ma pratique de la méditation et mes contacts avec des énergies me permettent de me connecter à des égregores, et ce matin j ai compris qu une de mes vies fut en tant que Cathare, j ai vu des paysages de rocailles, des chapelles sur des collines..

Dans une régression il ya quelques années je m étais vu décapiter par l église vaticane.

J ai eu il y à quelques semaines l apparition de la croix cathare. Que je ne connaissais pas car je ne m interressais pas du tout aux Cathares avant cela, J ai decouvert cette croix aujourd'hui tel qu elle me est apparu en rêve, sur internet.Dans mon rêve elle était au dessus de ma tête rayonante d énergie et être en dessous d elle m offrait des flots de bénédictions. qu en est t il du rapport des cathares avec leur Croix ?

J ai eu aussi une vision éveillé que je devais voir des choses liés à la sainte croix cathare. Un lieu avec une chapelle dans la montagne .

Y a til des pélerinage à faire ? des lieux de méditation ? des lieux sacrés en Pays cathares ?

ah oui j oubliais j habite sur l ile de la Réunion et je vais venir dans ce pays qui m a accueillit dans une de mes vies et j ai besoin de votre aide.

Respect

Coco a dit…

Trés joli blog que je suis entrain de découvrir.
J'ai découvert beaucoup de choses sur les cathares et habitant depuis peu la région cathare, je fais quelques recherches sur le sujet .
merci beaucoup.

Charles Sudan a dit…

Préface

L’amour ne se donne, ni se reçoit, c’est le flux synchrone entre ceux qui se reconnaissent vrais, c’est un supplément d’âme que génère l’accès à l’échange total, confiant, authentique et inconditionnel.
Ceux qui aiment se trouvent par conséquent enrichis de l’autre et délivrés d’autant d’Ego. L’amour est donc une clé d’universalité, un point de vue élargi qui modifie la carte du monde.
L’amour dont il est question ici est celui qui permet de voir l’autre comme soi-même, c’est ce symbole de l’or, AU, l’Amour Universel.
Quant à l’autre, qui a malgré lui monopolisé l’appellation, il n’est que l’instrument de l’instinct de survie, et les fugaces plaisirs qu’il procure ne suffisent qu’à susciter en l’homme des idées de possession, et à mettre en œuvre des rapports de jeu, de domination ou de soumission. Il n’est aucune liberté dans le désir, uniquement de l’asservissement. Cet amour reproductif se donne, se reçoit, se loue, se vend, se prête, se vole, se prend, se ment, car il n’est pas synchrone, mais alternatif et conditionnel, affrontement d’Egos, jeu de pouvoir et mensonges de séduction, calculs et évaluations, tromperie et convoitise.
Tout ce qui est mû par l’Amour Universel ne s’attribue pas, n’a pas d’objet et n’est que vertu. Ainsi en-est-il de la foi, de la confiance, de la compassion, de l’empathie, de la générosité. Auriez-vous la foi en quelque chose que ce ne serait déjà plus la foi. Feriez-vous de la confiance autre chose que votre attitude de vie, qu’elle se perdrait. Or, tout ce qui est Amour ne se perd jamais.